Nîmes

La Rome française

Nîmes est une ville située dans le sud de la France, dans la région Occitanie. Elle est connue pour son riche patrimoine historique, notamment pour ses arènes romaines bien conservées, qui sont parmi les mieux préservées de l’Antiquité. La ville est également célèbre pour sa Maison Carrée, un temple romain, ainsi que sa magnifique cathédrale.

À découvrir

à Nîmes

5 raisons de visiter Nîmes

Ses arènes, encore extrêmement bien conservées

La Maison Carrée, un ancien temple Romain

La Tour Magne, offrant un splendide panorama sur la ville et ses alentours

Les Jardins de la Fontaine et leurs splendides décorations

Sa Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes, siège épiscopal du diocèse de Nîmes

En vacances à Nîmes

Il y a tant de choses à voir et à faire à Nîmes ! La présence romaine a laissé une trace indélébile sur la ville, parsemée de diverses constructions qui nous rappellent sa grandeur passée. De nombreux autres édifices, dont certains religieux, dominent également les habitants de leur puissance ancestrale.

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Vacances côté été

L’attraction principale de Nîmes vient, bien évidemment, de ses splendides arènes.

Construites vers 90 après J.-C. sous le règne de l’Imperator Caesar Domitianus Augustus Germanicus, ces arènes étaient destinées à apaiser et à divertir les habitants de Nemausus (nom d’origine de Nîmes) qui venaient d’être colonisés. Les ludi (jeux du cirque) y étaient fréquents, comme en témoignent de nombreuses gravures de combats de gladiateurs, mais aussi de taureaux.

Après la fermeture des arènes en 404, les Wisigoths utilisèrent la construction dans le cadre de leurs plans de fortification, ajoutant probablement une tour de guet et quelques fosses autour (comme semblent l’indiquer les vestiges dans le sous-sol). Les arènes gagneront le surnom de ” château des chevaliers des arènes “, grâce à ses tours au sommet (comme celles que possèdent encore les arènes d’Arles).

Au début du Moyen Âge, les arènes servent de fortification de dernier recours, le castrum arenae. A l’intérieur de ce petit espace, deux petites églises, 220 maisons et un petit “château” ont été construits. Les gradins ont été en grande partie démolis pour faire de la place et les pierres ont été utilisées pour les constructions. Les arènes semblent bel et bien perdues…

Jusqu’au XVIe siècle, lorsque François 1er vient visiter la ville. Alarmé par l’état des arènes, il est le premier à ordonner l’évacuation du village qui s’y trouve. Une exigence… Qui n’aboutira à rien. Il faudra attendre 1786 pour que les maisons construites à l’intérieur et au contact des arènes soient enfin démolies. Les murs de fortification seront également enlevés en 1809, une fois le calme revenu à la suite de la Révolution française. En 1812, les arènes ont “presque” retrouvé toute leur gloire ancestrale.

Sous le règne de Napoléon III, l’architecte Henri Révoil se chargera de la réhabilitation et de la restauration des parties les plus abîmées des arènes. Les premières recherches archéologiques sont effectuées et aboutissent à la mise au jour de la “salle cruciforme” en 1865. D’abord considérées comme ayant été construites “par les premiers chrétiens pour cacher les cérémonies de leur culte naissant”, on découvrira plus tard qu’il s’agissait simplement des couloirs d’accès à l’arène proprement dite, dernier endroit où les gladiateurs pouvaient préparer leur esprit avant d’affronter le public… et leurs adversaires.

Depuis 2009, les arènes font l’objet d’une restauration constante, ce qui a permis à quinze travées de retrouver leur éclat d’origine en 2022. Toujours en travaux à l’heure actuelle, ils devraient être terminés en 2034.

Mais l’intérieur des arènes n’est pas le seul à faire l’objet de travaux : en 2007, le parvis des arènes a également été entièrement réaménagé et une statue en bronze du matador Nimeño II y a été installée.

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« Nîmes, la colonie Romaine au crocodile »

Votre maison de vacances
près de Nîmes

Par temps de pluie, prenez un moment de séchage pour visiter l'église Saint-Paul. Construite entre 1835 et 1849, son clocher culmine à 62 mètres au-dessus du sol.

Elle a notamment accueilli le mariage du journaliste Yves Mourousi en 1985.

Les Golfs à proximité

Les parcours de Provence offrent des cadres uniques. Celui des Baux, au cœur des Alpilles, se distingue par ses vues spectaculaires. À Mouriès, Servane séduit par son calme entre montagnes et pins. À Avignon, le terrain allie histoire et qualité, tandis que Pont Royal, dessiné par Seve Ballesteros, propose un défi au cœur de la région. Ces lieux sont incontournables pour les amateurs de golf en Provence.

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Les lieux à visiter à Nîmes

Il y a tant de choses à voir à Nîmes qu’il serait presque impossible de les énumérer toutes. De l’Antiquité aux architectures plus modernes, c’est plus de 2000 ans d’Histoire qui nous regardent !

Vacances en famille

Vous arrive-t-il d’observer une ville et de vous demander “Qu’est-ce qui a poussé les gens à s’installer ici” ? Pour Nîmes, la réponse se trouve dans les Jardins de la Fontaine. Construits autour d’une ancienne et vénérée fontaine, communément appelée “Le nymphée”, ce site était déjà vénéré par les premiers habitants, bien avant l’arrivée des Romains. Conscients du culte accordé à cette source d’eau souterraine, les Romains ont érigé de nombreuses statues de leurs dieux tout autour, faisant de ce site une terre sacrée.

Le parc compte également deux édifices tout aussi magnifiques à visiter : la Tour Magne, une tour de guet romaine, ainsi que le Temple de Diane, une ruine qui a été maintes fois immortalisée sous le pinceau du peintre français Hubert Robert (conservateur au musée central des arts de la République, plus tard connu sous le nom du Louvre).

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Vacances en couple

La Maison Carrée est un ancien temple romain. En fait, c’est l’un des temples romains les mieux conservés au monde.

Construit par l’empereur Augustus Caius Iulius Caesar Octavianus, fils adoptif de Jules César lui-même, il était destiné à être un cadeau, célébrant ses petits-fils Lucius Caesar et Caius Julius Caesar, tous deux grands stratèges et chefs de guerre romains.

Transformé au Moyen-Âge en maison consulaire (sorte d’hôtel de ville), le temple a connu de nombreux travaux pour répondre aux besoins de l’époque. Plus tard, il deviendra une maison d’habitation, une écurie et même une église.

En 1822, sur ordre du roi et grâce aux dons généreux des habitants (comme l’indique une plaque installée sur le côté ouest de la maison), le temple retrouve enfin son aspect d’origine.

Malgré son nom, la Maison Carrée est en fait rectangulaire. En effet, au XVIe siècle, époque à laquelle elle a reçu son surnom, le mot “carré” désignait toute forme possédant 4 côtés. Ainsi, le rectangle était appelé “carré long “.

Vacances avec son chien

Situé à 30 minutes en voiture, le lieu de randonnée “La Baume Saint-Vérédème” est un petit coin sympa pour marcher, courir ou nager (si vous êtes assez courageux) avec votre compagnon à quatre pattes. Cet endroit est rarement fréquenté, car la plupart des touristes ne savent même pas qu’il existe. Longeant les Gorges du Gardon, la vue y est tout simplement époustouflante. Seul bémol : pour atteindre les sentiers de randonnée, il faut dévaler une pente d’environ 30 minutes. Pente qu’il faudra évidemment remonter plus tard… Mais faites-nous confiance : le jeu en vaut la chandelle !

Venir à Nîmes

Nîmes est une grande ville longée par les autoroutes A9 et A54, les nationales N113 et N106 et traversée par les départementales D540 et D999.

Nîmes possède son propre aéroport, l’Aéroport de Nîmes Alès Camargue Cévennes, relié à la ville par la A54

Aves sa gare et ses nombreuses lignes de bus et trams, il est aisé de se déplacer au coeur de la ville, sans avoir besoin de prendre sa voiture.

La ville de Nîmes a prévu de nombreuses pistes et lignes cyclables, ainsi que de nombreuses zones privilégiant les piétons et cyclistes.

Les villes proches Nîmes

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Nîmes, Histoire, Traditions et Culture

Une autre grande partie de l’histoire de la ville, si l’on met de côté la partie romaine, consiste en l’histoire religieuse qu’elle possède.

De nombreuses églises catholiques, temples protestants, synagogues israélites et mosquées musulmanes sont disséminés dans la ville.

Deux de ces lieux de culte ont une histoire intéressante.

La première synagogue de la ville a été construite en 1793, lorsqu’un groupe de marchands juifs (principalement de mules et de textiles) s’est regroupé, après avoir été banni de Carpentras, dans le Comtat Venaissin. L’édifice présente une architecture très proche de celle du Comtat : au rez-de-chaussée se trouvent les annexes, la maison du rabbin, les fours qui servaient à la fabrication du pain traditionnel Matsa et le Mikvé, bain traditionnel de la religion. A l’exception de la facade extérieure qui sera restaurée en 1893, l’intérieur du bâtiment est toujours d’époque.
L’édifice religieux le plus impressionnant est de loin la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes. Construite en 1096 (mais probablement pas entièrement achevée avant le XIIe siècle), la première itération était une cathédrale romane, dont il reste très peu de traces : un mur-pignon surmonté d’un ancien clocher-mur adossé au clocher actuel ayant abrité les premières cloches, ainsi qu’une frise romane dont les sept premiers tableaux sont encore visibles.

Pendant les guerres de religion, les Réformés endommageront la cathédrale à deux reprises, en 1567 et en 1621, entraînant la perte de la “Tour du Trésor”, l’un des clochers de la cathédrale.

Pour réparer les dégâts, une nouvelle cathédrale est construite sur la première au XVIIe siècle. La chapelle baroque du Rosaire est la principale trace de cette reconstruction.

La troisième et dernière cathédrale a été construite entre 1877 et 1882. La troisième chapelle qui en est issue contient un panneau de sarcophage paléochrétien, ainsi que le tombeau du cardinal de Bernis.

Mélange d’antiquité et de tradition provençale, les arènes de Nîmes accueillent chaque année de nombreuses corridas, notamment lors de sa feria. Organisée depuis 1952, elle est en réalité bien plus ancienne mais s’est surtout déroulée en secret, après l’adoption de lois qui l’interdisaient.

Débutant avec des taureaux camarguais, à partir de 1853, des taureaux espagnols ont également été accueillis.

En 1894, au mépris des lois de l’État qui interdisent les corridas en raison de la mise à mort des taureaux (33 avaient été “éstoqués” l’année précédente), le maire organise une grande corrida, à laquelle l’écrivain provençal Frédéric Mistral (futur prix Nobel de littérature) accepte de présider. Pendant des années, de nombreux affrontements vont opposer ceux qui défendent l’art traditionnel des corridas, à ceux qui prétendent qu’il ne s’agit que d’un sport barbare. Mais en 1952, l’Etat adopte une nouvelle loi : les courses de taureaux peuvent être pratiquées à condition qu'”une tradition locale puisse être invoquée”. Nîmes sera la première ville, la même année, à organiser ouvertement ses corridas. Et la ville n’a jamais cessé depuis.

Se déroulant en mai, la feria attire chaque année plus d’un million de visiteurs.

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